Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes : les médecins en 1ère ligne

Le 25 novembre aura lieu la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Des actions seront organisées un peu partout afin de sensibiliser et informer le public sur les violences faites aux femmes. « Ces violences sont multiples : les violences sexuelles, le mariage forcé, la prostitution, les mutilations sexuelles et les violences conjugales. Elles n’épargnent aucun milieu, aucun territoire, aucune génération, rappelle Nadia Bensrhayar, directrice régionale aux Droits des Femmes et à l'Égalité. Quand les violences conjugales sont évoquées, il n’est pas seulement question des violences physiques, mais aussi des violences morales, psychologiques, sexuelles et économiques. La part de femmes qui dénoncent les violences dont elles sont victimes est encore faible ».

Le nombre des femmes tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint ne faiblit pas et la situation s'est aggravée en 2019 : 146 contre 121 en 2018, soit en moyenne, un décès tous les deux jours en 2019 contre un décès tous les trois jours en 2018. Par ailleurs, les violences conjugales ont augmenté pendant le confinement. Le ministère de l'Intérieur a constaté une augmentation de 30 % des interventions des forces de l’ordre par rapport à la même période en 2019. De plus, la fréquentation de la plateforme sur les violences conjugales https://arretonslesviolences.gouv.fr a plus que doublé.

Ce site donne la liste des associations susceptibles d’apporter une aide aux femmes victimes de violences et fournit des conseils et outils aux professionnels, parmi lesquels les médecins libéraux, qui peuvent repérer et accompagner des femmes en proie à des violences sexistes et sexuelles. Un modèle et une notice explicative de certificat médical « ad hoc » sont notamment disponibles sur le site.