S’installer en territoire rural ou semi-rural : oui, mais…

Une ancienne stagiaire-remplaçante dans le Giennois, qui s’est finalement installée dans l’agglomération orléanaise, témoigne...

Ce jeune médecin généraliste a effectué trois ans de stages, puis quatre à cinq ans de remplacements dans le Giennois (45), à l’issue de ses études de médecine à Tours. Cette immersion prolongée en milieu libéral lui a permis d’exercer tant en cabinet individuel, qu’en cabinet de groupe ou en maison de santé pluriprofessionnelle (MSP).

« Ces stages et remplacements m’ont permis de découvrir plusieurs modes de fonctionnement et plusieurs types de cabinets, en milieu urbain, rural et semi-rural, ce qui m’a aidé à faire le bon choix d’installation, témoigne-t-elle. Et je ne peux qu’encourager de futurs confrères à tester diverses structures avant de s’installer. La période de stages a été pour moi synonyme de belles rencontres, de bon apprentissage de terrain et d’accompagnement de qualité. Le stage d’interne en milieu libéral donne à voir et à comprendre ce qu’est vraiment la médecine de terrain, exercice auquel le futur médecin n’est pas préparé durant ses études. Le stage est décisif pour l’installation ».

Même si elle a beaucoup apprécié son expérience giennoise, la jeune femme a finalement décidé de s’installer dans l’agglomération orléanaise, aux côtés d’autres médecins généralistes… Pour raison personnelle, mais aussi « parce qu’il était malheureusement difficile, dans le Giennois, d’orienter les patients vers des soins de spécialistes un peu poussés, en libéral ou en milieu hospitalier ; il fallait donc les envoyer sur Orléans ».

La mise en place des CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé) doit faciliter l’accès au second recours, soit par la présence physique de médecins spécialistes, soit par leur présence virtuelle via la télémédecine (le télé-avis).