L'INFORMATIQUE MÉDICALE: UNE AIDE A LA PRATIQUE, PAS UN FACTEUR DE BURN OUT

L’informatique médicale est en pleine mutation. Les éditeurs de Logiciels doivent conduire ces évolutions en coopération avec les professionnels de santé pour que l’outil informatique ne soit plus perçu comme une source de travail supplémentaire sans réelle valeur ajoutée. En attendant, voici quelques notions de base qui peuvent nous permettre de limiter au maximum « l’épine irritative » informatique, difficilement supportable au quotidien.

 

Un outil professionnel à part entière

A l’instar de notre véhicule professionnel qui, s’il tombe régulièrement en panne, rend impossible l’exercice de notre profession, notre système informatique doit être fiable. Il héberge des données de santé sensibles. Il est connecté à Internet. Il travaille parfois sur un logiciel de gestion externalisé.

Notre choix doit donc se porter aujourd’hui sur du matériel professionnel plus cher, mais plus fiable, agréé par notre fournisseur de logiciel, afin d’éviter toute discussion sur l’origine logicielle ou matérielle d’un dysfonctionnement. Son alimentation doit être sécurisée grâce à un onduleur qui prend le relais en cas de coupure de courant.

L’écran doit être de bonne dimension et placé sur le côté afin d’interférer au minimum dans la relation avec le patient.

Une imprimante laser noir et blanc, éventuellement couplée à une imprimante multifonction jet d’encre couleur pour certaines impressions, complètera l’installation.

 

Un outil qui doit être protégé

Un anti-virus à jour, même s’il ralentit un peu le logiciel, est strictement indispensable ainsi qu’un pare-feu.

Le cabinet médical doit au mieux être protégé par une alarme.

L’ouverture du logiciel doit être protégée par un mot de passe vrai.

 

Un outil qui doit être entretenu

Les sauvegardes doivent être réalisées régulièrement, sur plusieurs supports amovibles qui ne doivent pas être conservés sur place.

Nettoyage de disque dur et défragmentation du disque dur doivent être programmés à échéances régulières.

Les mises à jour du système d’exploitation, notamment de sécurité, doivent être acceptées.

 

Un outil qui doit être réservé à l’exercice de la profession

Ceci limite au maximum les dysfonctionnements liés à des modifications de paramétrage engendrées par les installations intempestives d’autres applications.

 

Un outil qui doit être actualisé régulièrement

Remplacer son poste informatique tous les 3 ans est aujourd’hui recommandé.

Tout cela représente bien sûr une charge financière croissante non négligeable, à intégrer dans le coût de la pratique médicale courante qui est pris en compte lors des négociations conventionnelles.

Bien intégrer dès maintenant ces quelques notions permet d’éviter de multiples désagréments qui, dans notre pratique quotidienne, deviennent vite insupportables.